Archive pour juin 2012

30
Juin
12

Des nouvelles du Battlefront

Apparemment, les développeurs de Battlefront.com ne semblent pas décidés à prendre des vacances. Au lieu de cela, ils préparent activement la sortie de leur nouvel opus, annoncé il y a une semaine, et qui devrait être lancé au mois d’août. Si vous aviez décidé d’aller goûter à la torpeur sicilienne pendant l’été, ce nouveau titre sera l’occasion d’assouvir votre désir, et ce à moindre coût mais dans un tout autre contexte.

Après Battle for Normandy, Battlefront.com a, en effet, dévoilé le théâtre d’opération de ses prochaines batailles, à savoir l’Italie. Toujours inscrit pendant la Deuxième Guerre mondiale, Combat Mission: Fortress Italy s’intéressera cette fois à la Campagne d’Italie, commencée en juillet 1943 en vue de la reconquête de la péninsule. Il ne s’agit pas d’une extension, mais bien d’un nouveau titre indépendant. Ce premier épisode se déroulera, en toute logique, en Sicile, premier territoire libéré par les Alliés, et offrira trois campagnes permettant de jouer les forces américaines, italiennes et allemandes. Bien évidemment, les unités, les armes et autres véhicules spécifiques à cette partie du conflit seront modélisés.

Pour l’occasion, Battlefront.com inaugurera son nouveau moteur de jeu, délicatement intitulé CMx2 engine Version 2.0, avec son lot d’améliorations graphiques et de nouveautés en termes d’interface et de gameplay. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, ce moteur sera également utilisé dans la prochaine mise à jour majeure de Combat Mission: Battle for Normandy, changement qui se fera cependant moyennant une contribution. On apprend par ailleurs qu’un nouveau module pour ce titre est également en préparation.

En attendant, Fortress Italy est déjà disponible à la précommande, au prix de 55 $ (contre 65 $ à la sortie du jeu), et le jeu tournera tant sur Mac que sur PC, la configuration minimum demandée s’annonçant très raisonnable (Core Duo, 2 Go de RAM, carte graphique de 256 Mo).

09
Juin
12

Une nouvelle extension pour Hearts of Iron III

Hearts of Iron III est sorti il y a trois ans, mais les développeurs de Paradox Interactive n’ont eu de cesse de l’enrichir depuis lors. Après Semper Fi en 2010 et For the Motherland en 2011, ils ont profité de l’E3 qui s’est tenu à Los Angeles pour annoncer la sortie de leur prochaine extension. Intitulée Their Finest Hour, elle devrait sortir avant la fin de l’année, sans autre précision.

Au sujet des nouveautés annoncées, on note, entre autres, la présence d’un nouveau système d’espionnage avec de nouvelles opérations secrètes pouvant être exécutées directement sur la carte, d’unités d’élite uniques pour les armées des grands pays, d’un mécanisme d’invasions navales approfondi avec la construction d’unités de débarquement, ou encore d’un système de prêt-bail généralisé pour soutenir les pays alliés. Deux nouveaux scénarios ont été intégrés, l’un portant sur la guerre civile espagnole, l’autre sur la guerre d’hiver entre la Finlande et l’URSS. Un nouveau mode de jeu, appelé « plans de bataille » (battle plans), permettra d’utiliser des plans historiques ou d’en créer soi-même et de les partager avec ses alliés dans le mode multi-joueur.

Le communiqué de Paradox Interactive n’indique pas si le jeu sortira également sur Mac. Mais comme les deux extensions précédentes ont été développées pour la plate-forme à la pomme, il y a bon espoir que celle-ci ne déroge pas à la règle, quitte à ce que cela se fasse avec un décalage par rapport à la version PC.

02
Juin
12

Un Humble Indie Bundle 5 de très haute tenue

Deux millions de dollars en un peu plus de vingt-quatre heures : c’est la somme faramineuse déjà récoltée par le Humble Indie Bundle, cinquième du nom. À titre de comparaison, il avait fallu quinze jours (la durée habituelle de ces opérations) pour que le Humble Indie Bundle 3 ne dépasse cette barre. Cette cinquième édition s’annonce donc d’ores et déjà comme la plus spectaculaire depuis le lancement de ce concept. La raison de cet engouement sans précédent ? Une sélection de titres qui ont glané une ribambelle de récompenses.

Développé par Frictional Games et sorti en 2010, Amnesia: The Dark Descent est un survival horror à la première personne, qui met le joueur dans la peau d’un dénommé Daniel, lequel se réveille, amnésique, dans un immense château, à charge pour vous de résoudre le mystère de sa présence dans la demeure et de retrouver le fil de son identité. Bien évidemment, vous n’êtes pas seul dans ce château : très vite, entouré de cris lugubres et de portes qui grincent et qui claquent, vous croiserez la route de sombres créatures. Le hic, c’est que vous ne disposez de rien pour vous défendre. En conséquence, la seule manière d’y échapper est de les éviter… ou de fuir en courant. Forcément, dans une atmosphère aussi morbide, votre santé mentale et physique s’en trouve affectée et fluctue en fonction de votre nervosité et de votre stress. Une station prolongée dans une pièce obscure, des bruits inquiétants à proximité, tout cela trouble la vision de l’infortuné Daniel et lui fait perdre ses moyens, voire sa conscience. D’où l’importance des sources de lumière dans le jeu, qui sont seules à même d’apporter quelques instants de sérénité, mais qui ont le fâcheux inconvénient d’attirer les créatures qui rôdent…

Toutes les critiques mettent l’accent, pour apprécier Amnesia, sur la nécessité d’y jouer toutes lumières éteintes, des écouteurs dans les oreilles et dans la solitude la plus totale. Pour avoir essayé la démo, je peux vous garantir que l’effet est flippant. Si cela ne suffit pas à vous convaincre, sachez que le jeu a obtenu un rare 9/10 dans Canard PC.

Second titre proposé, Psychonauts est l’œuvre du studio Double Fine, qui s’est récemment illustré en réussissant le tour de force de rassembler plus de trois millions de dollars sur Kickstarter pour financer son prochain jeu. Il faut dire que les joueurs savaient à qui ils avaient à faire, puisque le fondateur de Double Fine n’est autre que Tim Schafer, qui a participé à la grande aventure des jeux Lucasfilm Games dans les années 1980 et 1990 : oui, The Secret of Monkey Island, Monkey Island 2: LeChuck’s Revenge, c’était lui (entre autres).

Psychonauts fut le premier jeu de Double Fine, Tim Schafer ayant entretemps quitté Lucasfilm Games. De la part de quelqu’un qui a écrit une grande partie des dialogues des aventures de Guybrush Threepwood, il fallait s’attendre à un scénario passablement déjanté, où il est question, pêle-mêle, d’un gamin doté de pouvoirs psychiques, d’une colonie de vacances pour gamins dotés de pouvoirs psychiques voulant devenir des super agents psychiques, d’un directeur de colonie de vacances pour gamins dotés de pouvoirs psychiques qui a des ambitions mégalomaniques (en gros, conquérir le monde… en volant des cerveaux) et d’un gamin doté de pouvoirs psychiques qui se retrouve en devoir de mettre fin à ces agissements, le tout sous la forme d’un jeu de plate-forme en 3D. Sorti en 2005 sur PC, Psychonauts (8/10 à l’époque) a été porté sur Mac l’année dernière et sur GNU/Linux à l’occasion de ce Humble Bundle.

Superbrothers: Sword & Sworcery EP, la troisième production, n’a pas vraiment plu à Canard PC, où il n’a reçu qu’un petit 5/10. A contrario, il est gratifié d’un metascore de 90/100 sur Metacritic. La bande-son y est, paraît-il, de grande qualité, le graphisme se rapproche du pixel art, et le gameplay mélange exploration, énigmes, combats. Je l’avoue, c’est vague comme description. En tous cas, certains adorent, parlant même d’« expérience mystique ». Une fois que vous aurez acheté la compilation, vous en aurez une vision plus claire.

Je m’étendrai moins sur Bastion, quatrième titre proposé, non qu’il ne le mérite pas, mais il a déjà été évoqué ici-même. Pour obtenir ce dernier, il faudra cependant débourser plus que la moyenne des dons, laquelle est, pour l’heure, de 7,81 $.

Je terminerai cependant cette revue sur un point négatif, qui tempère de manière désagréable le capital de sympathie que j’ai accumulé pour les Humble Indie Bundles. Le cinquième jeu de la compilation n’est autre que Limbo, dont il a déjà été question sur ce blog. Le problème ne porte pas sur la qualité intrinsèque du jeu, mais il semble que la version de Limbo pour GNU/Linux ne résulte pas d’un développement natif et qu’il ne s’agisse « que » d’un portage utilisant Wine. C’est là un manquement manifeste à l’éthique du Humble Indie Bundle, qui place le caractère -réellement- multi-plateforme des jeux comme un critère de sélection. Or, nulle part sur la page d’accueil du site, il n’est fait mention du fait que la version pour GNU/Linux n’est pas une version native.

Pour cela, il faut aller sur la page des QFP. À la question « Pourquoi Limbo pour Linux est-il un wrapper ? », la réponse se fait laconique : « Unfortunately the audio for Limbo is middle-ware which could not be properly ported ». Certes, mais, en tout état de cause, il eût été plus honnête de ne pas intégrer Limbo dans cette compilation, ou, à tout le moins d’indiquer plus clairement sur le site son statut particulier. La levée de boucliers des utilisateurs de GNU/Linux fera peut-être rectifier le tir.

C’est d’autant plus dommage que, même sans Limbo, ce cinquième Humble Indie Bundle aurait été exceptionnel. Espérons qu’il ne s’agisse là que d’un impair qui ne se reproduira pas.