Archive Page 2

03
Nov
12

Spicilège vidéoludique (2)

  • Unity of Command va se voir bientôt gratifier de son premier DLC. Intitulée Red Turn, cette extension se placera dans la continuité immédiate de la campagne de Stalingrad et mettra l’accent sur la période 1943-1945, période de la libération de leur territoire par les troupes de l’URSS et de l’avancée finale sur Berlin. Par ailleurs, une nouvelle version du jeu de base devrait également voir le jour, incluant un éditeur de scénarios. Enfin, Unity of Command, qui a vu son prix baisser, est disponible désormais sur Steam.
  • Un correctif pour Combat Mission: Fortress Italy a été mis en ligne. Il modifie le comportement de certaines armes et unités et apporte, entre autres, de nouveaux shaders ansi que de nouvelles textures.
  • Avis aux amateurs de jeux de rôle à l’ancienne : pendant tout le mois de novembre, le catalogue entier de Spiderweb Software est à moitié prix.
  • Dans la catégorie « bons plans », la compilation MacLegion, disponible sur Mac Game Store, vaut son pesant de cacahuètes. Elle inclut, en effet, six titres, dont certains sont des poids lourds dans leur catégorie : Sid Meier’s Civilization V, Company of Heroes Complete: Campaign Edition, Call of Duty 4: Modern Warfare, LIMBO, And Yet It Moves et Combat Mission: Battle for Normandy. L’ensemble vaut normalement dans les 200 $, mais est proposé pour 30 $ environ, et ce jusqu’au 10 novembre.
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    27
    Oct
    12

    GOG.com : le Mac se la joue rétro

    Après Steam en 2010 et Desura il y a quelque mois, c’est un nouvel acteur de la distribution de jeux vidéo en ligne qui a annoncé sa décision de se mettre au Mac. Lors d’une conférence tenue le 18 octobre dernier, CD Projekt a confirmé les rumeurs sur la « nouvelle direction » qui allait être prise par le site de vente en ligne GOG.com.

    Connue au départ sous le nom de Good Old Games, la plate-forme de téléchargement est spécialisée dans la vente de jeux anciens, qui peuvent ainsi tourner directement sur Windows sans passer par un quelconque système d’émulation. Plus de 400 titres sont disponibles, généralement vendus autour de 6 $ en temps normal. On y trouve de très (très) vieux titres, antédiluviens à l’échelle de l’histoire des jeux vidéo, à l’instar des premiers Ultima (attention les yeux), et de manière générale, des classiques qui ont marqué les décennies 1980 et 1990. Depuis le mois d’avril dernier, GOG.com a élargi son catalogue à des jeux plus récents, le plus souvent indépendants, comme Legend Of Grimrock (qu’on attend toujours sur Mac, au passage) ou Anomaly Warzone Earth.

    Le grand avantage des jeux proposés par GOG.com, par rapport à Steam par exemple, est qu’ils sont sans DRM et qu’on peut les télécharger et les installer sur toutes les machines que l’on possède sans aucune limite. On notera au passage que l’inscription sur le site est tout sauf intrusif, puisqu’une simple adresse électronique suffit : nul besoin de numéro de téléphone ou de l’adresse de son domicile. Si vous n’êtes pas convaincu de la nocivité des DRM, cette histoire au sujet du Kindle d’Amazon vous fera peut-être changer d’avis.

    Les possesseurs de Mac peuvent donc désormais s’adonner aux joies du retrogaming en mode natif. Pour l’heure, plus de 60 titres sont proposés sur GOG.com, dont plus de la moitité pour la première fois sur Mac OS X. On y retrouve de vieilles gloires, telles que SimCity 2000, Syndicate, Populus ou encore Fallout. On ne peut toutefois pas s’empêcher de rester interdit devant les configurations nécessaires pour jouer à ces antiquités (au noble sens du terme). L’âme de mon Quadra 650 avec ses 8 Mo de mémoire et son processeur à 33 Mhz doit doucement rigoler en voyant qu’il faut désormais un Intel Core Duo avec 1 Go de RAM pour faire tourner SimCity 2000.

    Parmi les titres récents figurent des productions indépendantes telles que Botanicula d’Amanita Design (les développeurs de Machinarium) ou Faster Than Light, fraîchement sorti. CD Projekt a d’ailleurs profité de la conférence pour annoncer la disponibilité sur Mac de sa dernière (grosse) production en date, à savoir The Witcher 2: Assassins of Kings Enhanced Edition, un RPG-action de grande renommée (9/10 dans le numéro 235 de Canard PC).

    Contrairement à Steam, les jeux GOG.com ne nécessitent pas un logiciel client pour être achetés et lancés. Mais l’éditeur propose un gestionnaire de téléchargement, totalement optionnel, qui permet d’accélérer lesdits téléchargements, de reprendre ceux qui ont été interrompus ou de recevoir des notifications de mises à jour des jeux. Pour l’avoir essayé en téléchargeant le premier épisode de The Wicher, le système est efficace et permet d’obtenir des gains de vitesse réels.

    L’arrivée de GOG.com sur le système d’Apple laisse cependant un goût amer aux utilisateurs de GNU/Linux, dont beaucoup étaient persuadés, ou du moins espéraient, que l’annonce de CD Projekt allait concerner leur plate-forme. En effet, le support de GNU/Linux fait partie des demandes les plus insistantes sur la page de souhaits de GOG.com, bien avant, d’ailleurs, celui de Mac OS. On peut penser que CD Projekt a voulu se montrer pragmatique et privilégier un système d’exploitation ayant plus de parts de marché, et que le support de GNU/Linux interviendra dans un second temps (qu’on espère le plus court possible). La demande, en tout cas, est bien là : il suffit de constater qu’à chaque Humble Indie Bundle, les utilisateurs de GNU/Linux sont systématiquement les plus gros donateurs.

    Pour l’heure, il leur faudra donc encore passer par les systèmes d’émulation tels que Wine (ou ses front-ends commen PlayOnLinux) ou ScummVM pour ce qui est des vieux jeux d’aventure. Pour ce qui est du Mac, une partie du catalogue des jeux supportés par ces programmes (auxquels il faut ajouter Boxer) devient de fait obsolète. Ainsi, il n’est plus besoin de passer par PlayOnMac pour faire tourner Fallout. Mais ces logiciels n’en demeurent pas moins indispensables, ne serait-ce que parce qu’ils proposent des titres que GOG.com ne possède pas.

    16
    Oct
    12

    Spicilège vidéoludique

  • Supertuxkart, le jeu de voitures mettant en scène des mascottes de logiciels libres (Mozilla, Gimp, Darwin, FreeBSD, Linux…), devrait sortir en version 0.8 à la fin du mois d’octobre ou vers la mi-novembre. Amélioration de l’IA, circuits redessinés, nouvelle course contre Nolok (personnage qui est un peu l’antithèse du « héros » Tux) sont au menu de cette mouture qui intervient après un an de développement.
  • The Witcher : Enhanced Edition a été mis à jour pour Mac. Le correctif (1.6.2) apporte la compatibilité avec les dernières versions en date de Mac OS Lion (10.7.5) et Mountain Lion (10.8.2).
  • Feral Interactive continue sa petite entreprise de mise à niveau de la ludothèque Mac en proposant, pour la fin de l’année, Sid Meier’s Railroads!, jeu de gestion ferroviaire qui reprend les principes de son illustre prédécesseur Railroad Tycoon, sorti en 1990. Vous pouvez aussi considérer cette annonce comme la poursuite du raclage des fonds de tiroir par l’éditeur, dans la mesure où le titre est apparu sur PC en… 2006, ce qui n’empêche pas qu’il sera vendu sur Mac à environ 25 euros, alors qu’on peut le trouver sur Windows pour moitié prix.
  • Le site de vente en ligne Mac Game Store a sorti une application permettant, à l’instar de celle de Steam, d’acheter, de télécharger et de maintenir à jour les jeux achetés dans le catalogue du site. Le programme propose aussi un service qui détecte automatiquement si votre machine possède la configuration minimale pour un jeu.
  • 27
    Sep
    12

    Humble Indie Bundle, acte 6

    Cela fait quelques jours que l’opération a commencé, mais vous commencez à en avoir l’habitude, puisqu’il s’agit du sixième de genre (si l’on ne prend pas en compte les bundles liés à un éditeur ou un jeu en particulier). Le Humble Indie Bundle de l’automne est donc de sortie, et ne déroge en rien aux recettes qui ont fait son succès : zéro DRM, jeux Windows, Mac OS X et GNU/Linux, soutien à des associations caritatives. Après le succès du précédent Indie Bundle, qui avait battu tous les records de vente (environ 5 millions de dollars), on attendait les organisateurs au tournant pour voir s’ils allaient être capables de réitérer une offre d’aussi grande qualité. Force est de constater qu’il s’en sortent avec les honneurs.

    Cinq titres sont proposés dans l’offre de base : Rochard, un jeu de plate-forme mâtiné de puzzles, Shatter, un casse-briques nouvelle génération, Space Pirates and Zombies, du combat spatial vu dessus, Vessel, un (autre) jeu de plate-forme mâtiné puzzles (oui, c’est un genre très prisé dans ces bundles). La cerise sur le gâteau est le RPG-action à tendance hack-and-slash Torchlight, créé par des anciens de Diablo en 2009 (le deux vient d’ailleurs de sortir). Le jeu fait, à cette occasion, ses débuts sur GNU/Linux.

    Comme à son habitude, la compilation a été enrichie, en cours de route, de plusieurs autres jeux, accessibles à condition de payer plus que la moyenne des dons. BIT.TRIP.RUNNER, Gratuitous Space Battles et Jamestown font figure de revenants, tandis que Wizorb, mélange de casse-briques et de RPG (si, si, vous avez bien lu), et Dustforce, un jeu de plate-forme qui donnera une autre dimension au simple balai qui traîne dans votre placard, font leur apparition.

    14
    Sep
    12

    Une démo pour Combat Mission:Fortress Italy

    L’univers des Combat Mission de Battlefront.com vous intimide par sa complexité et son exigence ? Vous hésitez à claquer 55 $ en ces temps de crise (quoique, au cours actuel de l’euro, c’est le le bon moment pour grapiller quelques sous) ? Ça tombe bien : Combat Mission:Fortress Italy, le dernier opus des spécialistes des jeux de guerre, est proposé dans une version de démonstration (pour Mac et PC), qui permet essentiellement de jouer à trois scénarios. C’est aussi l’occasion de découvrir le nouveau moteur utilisé pour les Combat Mission.

    01
    Sep
    12

    Endless Space : c’est l’heure du 4X sur Mac

    S’il est un genre qui est particulièrement peu représenté, voire inexistant, sur Mac OS, c’est bien celui du 4X spatial. À en croire la notice Wikipédia, le dernier jeu de ce type sur les ordinateurs à la Pomme remonte à 2003 : il s’agissait alors de Master of Orion III. Depuis, les amateurs de l’eXploration, de l’eXpansion, de l’eXploitation et de l’eXtermination dans l’espace n’ont rien eu à se mettre sous la dent et ont dû se contenter de regarder avec des yeux jaloux et des intentions peu avouables les possesseurs de PC qui les faisaient saliver avec Sins of a Solar Empire.

    Mais, réjouissez-vous, le temps des quolibets est désormais terminé, et ce grâce au studio français Amplitude, composé d’une quinzaine de membres, qui a eu la bonne idée de sortir son premier jeu, Endless Space, sur PC (depuis le 4 juillet) et sur Mac OS également depuis avant-hier. À en croire ce tweet d’un des développeurs, l’accouchement de cette version n’a pas été des plus faciles, mais, si le résultat se montre à la hauteur de son alter ego PC, qui a reçu un accueil très favorable, on peut se montrer confiant.

    Endless Space se présente donc comme un jeu de stratégie au tour par tour, permettant, à la tête d’une des huit civilisations disponibles, de se lancer à la conquête de la galaxie en accomplissant les actions rituelles de ce type de jeu : découvrir des systèmes solaires et leurs planètes, exploiter des ressources, faire du commerce, développer un arbre technologique, entretenir des relations diplomatiques pacifiques et/ou belliqueuses avec les autres adversaires… le tout en tentant de mettre la main sur la « Brume » (Dust en anglais), une substance laissée par les Endless, peuple premier de la galaxie ayant depuis disparu : la civilisation qui en contrôlera le plus aura bien sûr un avantage sur ses adversaires.

    Plus que par le gameplay, qui respecte les canons du genre, Endless Space se distingue, selon les critiques avertis (à l’instar de Canard PC qui lui a attribué la note de 8/10 dans le numéro d’été 259, où l’on trouve également une interview des fondateurs d’Amplitude), par son interface remarquable qui permet une prise en main aisée. Les novices du 4X spatial n’auront ainsi pas besoin (enfin, un peu quand même) de se plonger dans les arcanes du manuel avant de faire leur premier clic.

    Endless Space est exclusivement disponible sur Steam pour une trentaine d’euros avec la fonction SteamPlay, donc la possibilité de faire du multijoueur Mac/PC. Point positif : le jeu ne nécessite a priori pas un foudre de guerre. Un Core Duo, 2 Go de mémoire vive, une ATI Radeon 2400 ou un NVIDIA 8600M et vous pourrez vous lancer dans ce Civilization spatial.

    22
    Août
    12

    De retour de la pause estivale/hivernale…

    … selon que vous vous trouvez au nord ou au sud de l’Équateur. Pendant quelque temps, desourisetdesjeux n’a pas été mis à jour, ce qui, j’en suis sûr, n’a pas manqué de vous plonger dans une profonde détresse… En ce qui me concerne, la coupure a été très nette, puisque j’ai été sevré d’ordinateur pendant plusieurs semaines, et je reprends progressivement contact avec mes dizaines de flux en souffrance sur Netvibes. En guise de reprise tout en douceur, voici donc quelques nouvelles glanées de-ci de-là :

  • le RPG-action The Witcher 2: Enhanced Edition sortira sur Mac cet automne (oui, je vous l’accorde, l’annonce date du mois de mai, mais je n’avais pas eu l’occasion de l’évoquer) ;
  • Combat Mission: Fortress Italy, évoqué deux billets plus bas est sorti sur Mac et PC. HistoriaGames semble ravi de ce nouvel opus ;
  • Endless Space, le 4X spatial qui a récolté un très bon 8/10 dans le Canard PC de cet été, devrait sortir dans les jours qui viennent (cf. la mise à jour à la fin de l’article) ;
  • Baldur’s Gate: Enhanced Edition sera disponible sur PC, Mac et iOS dès le 18 septembre ;
  • si, avec tout cela, vous estimez que vous n’aurez pas encore ruiné votre vie sociale, familiale et professionnelle, sachez que Paradox Interactive a aussi dévoilé le quatrième épisode d’Europa Universalis ;
  • enfin, concernant GNU/Linux, une révolution en matière de jeu vidéo est en cours, puisque Steam a annoncé le support prochain par son client de cette plate-forme. Sur le blog lancé à l’occasion, on peut suivre les développements du projet, et y lire notamment que Left 4 Dead 2, qui devrait être le premier jeu Valve à sortir, tourne plus vite sous Ubuntu 12.04 (la distribution utilisée) avec OpenGL que sous Windows 7 et Direct3D. Gabe Newell, le patron de Valve, est même allé jusqu’à qualifier Windows 8 de « catastrophe » et louer au contraire Linux. La roue tourne, à ce qu’il semble…