Posts Tagged ‘GOG.com

23
Fév
13

Baldur de se décider ?

Sorti en novembre dernier sur Windows puis sur iPad, Baldur’s Gate: Enhanced Edition est arrivé hier sur Mac OS X, le développement sur la plate-forme d’Apple ayant pris un peu plus de temps que prévu. Depuis l’annonce, par Overhaul Games, de la réédition de ce titre mythique, il faut avouer que c’est avec une certaine impatience que j’attendais son arrivée sur Mac, pour la simple raison que je n’avais pas eu l’occasion, à la sortie du titre en 1999 (en France), de jouer à ce qui est devenu, par la suite, une référence dans le domaine du RPG : j’avais déjà, à cette époque, entamé ma traversée du désert vidéoludique.

Mais l’accueil de cette version améliorée sur Windows a quelque peu refroidi mes ardeurs, et notamment la critique parue dans le numéro 267 de Canard PC. L’article pointe notamment le fait que le contenu additionnel de cette version -trois personnages, des quêtes supplémentaires, les cinématiques…- se révèlent finalement loin d’être indispensables, d’autant plus que certains problèmes inhérents au jeu originel (comme le pathfinding) n’ont pas été corrigés, du moins sur la version Windows.

En définitive, l’alternative pour Guy Moquette, l’auteur du test, se résume ainsi. Si vous avez déjà joué au Baldur’s Gate de base, passez votre chemin : cette édition n’apporte rien de bien transcendant, rien en tout cas qui justifie un nouveau passage à la caisse. Si, comme moi, vous n’avez jamais tâté du titre de BioWare, vous pouvez vous laisser tenter par cette nouvelle mouture… à condition d’avoir 20 $ qui vous brûlent les doigts et de posséder un compte sur Beamdog, seule plate-forme de téléchargement à proposer le jeu pour l’heure (le Mac App Store sera servi par la suite). L’autre solution, pour Canard PC est de se procurer la version classique, par exemple sur GOG.com où elle disponible pour à peine 10 $ -avec, en prime, l’extension Tales of the Scord Coast-, et de lui appliquer les différents correctifs permettant d’obtenir un meilleur confort de jeu, comme le support des hautes résolutions.

Sur Mac OS X, toutefois, Baldur’s Gate n’est pas disponible de manière native. Pour en profiter, il est nécessaire de passer par Wine ou un de ses front-ends tel que PlayOnMac, lequel prend en charge certains jeux GOG.com, dont précisément Baldur’s Gate (et sa suite). Cela implique, éventuellement, de devoir mettre la main dans le cambouis au niveau de la configuration si tout ne fonctionne pas du premier coup (cf. ce que donne une recherche pour « Baldur’s Gate » sur les forums de PlayOnMac).

On se retrouve donc à devoir choisir entre une version remasterisée et native de Baldur’s Gate, mais sans nouveauté indispensable, et la version d’origine, achetable sur un site garanti sans DRM, qui nécessite de passer par un logiciel tiers mais libre, voire de tripatouiller quelques fichiers. Comment ça, le choix est tout fait ?

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20
Déc
12

Fin du monde : GOG.com liquide (presque tout)

Depuis la semaine dernière, le site GOG.com a commencé ses grandes promotions de vacances, lesquelles doivent durer jusqu’au 2 janvier 2013. La quasi totalité du catalogue est soldée, des opérations spéciales (comme des compilations thématiques) venant compléter chaque jour ces réductions. Pour fêterÀ l’occasion de… En cette veille d’une péripétie du calendrier maya, la plate-forme de distribution a décidé d’en remettre une couche en proposant pas moins de 19 compilations à des prix écrasés, et ce pour une durée de vingt-quatre heures (forcément !). Certaines ont déjà été proposées depuis le début des soldes : vous êtes donc conviés à une séance de rattrapage.

La plupart de ces bundles sont composées de titres tournant exclusivement sur Windows, mais on peut dénicher de petites perles pour Mac, comme la « Bullfrog favourites », qui comprend notamment Syndicate, Dungeon Keeper, Magic Carpet ainsi que le mythique Populous, ou la très riche « Defend and Conquer Bundle ». À ces compilations, il faut rajouter deux titres qui subissent des coups de rabot marqués : la production maison The Witcher 2: Assassins of Kings (- 75 %) et FTL : Faster Than Light, proposé à moins 50 % (soit à un peu plus de 3,50 €). À ce prix-là, il est difficile de résister à ce jeu très intriguant (disponible aussi sous GNU/Linux, achat sur le site Internet des développeurs), qui a la particularité d’être un des premiers titres à sortir suite à une campagne de financement sur Kickstarter et qui bénéficie d’une excellente presse. De fait, il n’a pas fallu longtemps avant je ne cède aux sirènes de ce rogue-like spatial.

27
Oct
12

GOG.com : le Mac se la joue rétro

Après Steam en 2010 et Desura il y a quelque mois, c’est un nouvel acteur de la distribution de jeux vidéo en ligne qui a annoncé sa décision de se mettre au Mac. Lors d’une conférence tenue le 18 octobre dernier, CD Projekt a confirmé les rumeurs sur la « nouvelle direction » qui allait être prise par le site de vente en ligne GOG.com.

Connue au départ sous le nom de Good Old Games, la plate-forme de téléchargement est spécialisée dans la vente de jeux anciens, qui peuvent ainsi tourner directement sur Windows sans passer par un quelconque système d’émulation. Plus de 400 titres sont disponibles, généralement vendus autour de 6 $ en temps normal. On y trouve de très (très) vieux titres, antédiluviens à l’échelle de l’histoire des jeux vidéo, à l’instar des premiers Ultima (attention les yeux), et de manière générale, des classiques qui ont marqué les décennies 1980 et 1990. Depuis le mois d’avril dernier, GOG.com a élargi son catalogue à des jeux plus récents, le plus souvent indépendants, comme Legend Of Grimrock (qu’on attend toujours sur Mac, au passage) ou Anomaly Warzone Earth.

Le grand avantage des jeux proposés par GOG.com, par rapport à Steam par exemple, est qu’ils sont sans DRM et qu’on peut les télécharger et les installer sur toutes les machines que l’on possède sans aucune limite. On notera au passage que l’inscription sur le site est tout sauf intrusif, puisqu’une simple adresse électronique suffit : nul besoin de numéro de téléphone ou de l’adresse de son domicile. Si vous n’êtes pas convaincu de la nocivité des DRM, cette histoire au sujet du Kindle d’Amazon vous fera peut-être changer d’avis.

Les possesseurs de Mac peuvent donc désormais s’adonner aux joies du retrogaming en mode natif. Pour l’heure, plus de 60 titres sont proposés sur GOG.com, dont plus de la moitité pour la première fois sur Mac OS X. On y retrouve de vieilles gloires, telles que SimCity 2000, Syndicate, Populus ou encore Fallout. On ne peut toutefois pas s’empêcher de rester interdit devant les configurations nécessaires pour jouer à ces antiquités (au noble sens du terme). L’âme de mon Quadra 650 avec ses 8 Mo de mémoire et son processeur à 33 Mhz doit doucement rigoler en voyant qu’il faut désormais un Intel Core Duo avec 1 Go de RAM pour faire tourner SimCity 2000.

Parmi les titres récents figurent des productions indépendantes telles que Botanicula d’Amanita Design (les développeurs de Machinarium) ou Faster Than Light, fraîchement sorti. CD Projekt a d’ailleurs profité de la conférence pour annoncer la disponibilité sur Mac de sa dernière (grosse) production en date, à savoir The Witcher 2: Assassins of Kings Enhanced Edition, un RPG-action de grande renommée (9/10 dans le numéro 235 de Canard PC).

Contrairement à Steam, les jeux GOG.com ne nécessitent pas un logiciel client pour être achetés et lancés. Mais l’éditeur propose un gestionnaire de téléchargement, totalement optionnel, qui permet d’accélérer lesdits téléchargements, de reprendre ceux qui ont été interrompus ou de recevoir des notifications de mises à jour des jeux. Pour l’avoir essayé en téléchargeant le premier épisode de The Wicher, le système est efficace et permet d’obtenir des gains de vitesse réels.

L’arrivée de GOG.com sur le système d’Apple laisse cependant un goût amer aux utilisateurs de GNU/Linux, dont beaucoup étaient persuadés, ou du moins espéraient, que l’annonce de CD Projekt allait concerner leur plate-forme. En effet, le support de GNU/Linux fait partie des demandes les plus insistantes sur la page de souhaits de GOG.com, bien avant, d’ailleurs, celui de Mac OS. On peut penser que CD Projekt a voulu se montrer pragmatique et privilégier un système d’exploitation ayant plus de parts de marché, et que le support de GNU/Linux interviendra dans un second temps (qu’on espère le plus court possible). La demande, en tout cas, est bien là : il suffit de constater qu’à chaque Humble Indie Bundle, les utilisateurs de GNU/Linux sont systématiquement les plus gros donateurs.

Pour l’heure, il leur faudra donc encore passer par les systèmes d’émulation tels que Wine (ou ses front-ends commen PlayOnLinux) ou ScummVM pour ce qui est des vieux jeux d’aventure. Pour ce qui est du Mac, une partie du catalogue des jeux supportés par ces programmes (auxquels il faut ajouter Boxer) devient de fait obsolète. Ainsi, il n’est plus besoin de passer par PlayOnMac pour faire tourner Fallout. Mais ces logiciels n’en demeurent pas moins indispensables, ne serait-ce que parce qu’ils proposent des titres que GOG.com ne possède pas.